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Polique communale Gérard Rouffart : «Il faut oser réformer ce qui ne vas pas »

Publié le 30 janvier 2010

 

 

" Il faut oser reformer ce qui ne vas pas "

Gérard Rouffart : " Il aurait fallu hausser les taxes "

«Contrairement à ce que d'aucuns disent, je ne vais pas au conseil communal pour m'amuser.  Si je fais des jeux de mots ou de l'humour, c'est parce que c'est ma façon de m'exprimer ! La politique me passionne et je suis toujours sérieux dans mes propositions », Dit Gérard Rouffart, le chef de groupe du MR qui se livre donc un peu.

Le chef de groupe MR:  « Je ne fais que des propositions bénéfiques pour la commune. C'est un trait de caractère que je partage avec Guy Goessens. J'ai travaillé avec lui pendant 6ans lorsqu'il était bourgmestre et moi échevin et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Nous avions des buts communs, redresser les finances d'Oupeye. La dette était de 25 millions d'€ !

 C'est Guy qui a eu l'idée d'augmenter le précompte immobilier de 2.400 à 2.800 centimes. Á l'époque, Oupeye étais très haut dans le hit-parade des communes les plus taxées. Mais il nous a donné un sacré cash-flow sur 6 ans ! Aujourd'hui, nous sommes dans la bonne moyenne du classement et nous avons apuré la dette.

 Là où je me distancie de lui, c'est que lui peut parfois changer d'avis à cause de forces qui s'exerçaient contre lui. Cette majorité Ps-cdH, il ne l'a pas voulue ! Un préaccord avait été signé trois ans avant les élections. Puis le décret Courard qui donne le mayorat au candidat ayant le plus de voix sur la liste comptant le plus d'élus est intervenu. Guy Goessens a compris qu'il perdrait son mayorat. Mais il était trop tard.

 Et depuis trois ans, il est le seul à défendre cette alliance Ps-cdH. Mais aujourd'hui, il s'en va en faisant un croche-pied au Ps-cdH ! Il s'en va tranquille parce qu'il a donné un budget 2010 à la majorité. Et si ça ne marche pas, ce sera sa faute ? Oupeye est malade mais ce n'est pas parce qu'on appelle le médecin qu'on est guéri ! Il faut se soigner... »

 QUELS REMÈDES, ALORS ?

 « Si aujourd'hui, la situation financière d'Oupeye est catastrophique, ce n'est pas seulement à cause de la fermeture de Chertal. On avait décidé d'investir 1M € par an : on est monté à 1,2 million. Pourquoi 20 % de plus ? On dit qu'on ne remplacera pas le personnel ? Ce ne sera pas appliqué ! Parce que même avec de la mobilité, tout le monde n'est pas remplaçable par tout le monde. Il faut faire des choix pour les services offerts à la population. Un audit du personnel doit être réalisé par un externe qui dira où nous manquons de personnel et où il y en a trop.

 Il faut revoir toute la politique foncière de la commune et du CPAS : ne conserver que les bâtiments que nous utilisons et vendre le reste.

 On a calculé le budget au plus bas, sans tenir compte des aides qui pourraient intervenir. D'abord, il ne faut pas trop en attendre. Et même s'il y en a, elles seront automatiquement dépensées dans des projets.  Il faut de nouvelles recettes et la logique voulait que l'on augmente les impôts... On ne l'a pas décidé et on ne le fera pas non plus en 2011 et encore moins en 2012 ».

 La majorité tiendra-t-elle encore longtemps ?

« Si on a à la tête de la commune quelqu'un qui veut reformer tout ce qui ne vas pas, au risque d'y laisser sa santé et sa carrière politique, elle ne tiendra plus de 6 mois. Si on a à la tête de la commune quelqu'un qui veut protéger sa carrière politique, ils peuvent signer jusqu'en 2024. Peut-être est-il là, le secret de la longévité ? »

 

MICHÈLE COMMINETTE « journal la Meuse du 28 janvier 10 »

budget commune d'Oupeye



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