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Polique communale Budget 2012 Déclaration de Gérard ROUFFART – chef du groupe MR

Publié le 05 janvier 2012

Comme le soulignent à très juste titre Madame la Receveuse et Monsieur le Secrétaire dans leur rapport annuel : « la législature se termine comme elle a commencé... le décor reste le même.  Et si vous me le permettez j'y ajouterai :  « malheureusement, les acteurs restent aussi les mêmes ». 

Triste spectacle, en effet que cette fermeture de Chertal, maintes fois annoncées mais jusqu'à ce jour évitée, qui s'invite à nouveau dans la discussion budgétaire d'Oupeye. 

Mais est-ce vraiment une surprise ?

Assurément pas,  puisque cette dure réalité était connue depuis plus de 10 ans et qu'en dépit des efforts déployés par certains, cette situation apparaît à tous comme inéluctable. 

A l'évidence, elle requérait de la part de l'équipe qui s'est mise en place il y a 5 ans, la mise en œuvre d'une politique budgétaire courageuse et rigoureuse.

Or de toute évidence, la majorité n'a pas fait de la rigueur budgétaire le point d'orgue de sa politique.  Nous l'avons maintes fois dénoncé mais sans jamais être entendus.

Il est vrai que quand on occupe le pouvoir, il est beaucoup plus agréable de monter des dossiers d'investissements que de se serrer la ceinture.

Malheureusement, cette politique du laisser-faire n'a qu'un temps et les réveils sont souvent douloureux.

A plus d'un titre, cette année budgétaire est à l'image des précédentes :

1. En dépit d'une soi-disant politique de non remplacement du personnel, toujours annoncée mais rarement appliquée dans le temps , les dépenses de personnel croissent encore ; malgré des promesses toujours faites mais jamais honorées l'indispensable projet de redéploiement de l'administration justifié par d'importants départs à la retraite en 2014, pour autant qu'ils soient toujours d'actualité, n'a jamais été présenté.

2. Les dépenses de fonctionnement augmentent certes moins vite qu'à l'annonce du redémarrage de la sidérurgie à chaud, mais elles croissent encore et toujours et ce en dépit de la mise en œuvre de programmes de réduction de la consommation d'énergies et de la concentration de toute l'administration sur le site de Haccourt dont les importants impacts financiers annoncés doivent à tout le moins se faire ressentir, pour partie, dans l'épure budgétaire 2012.

3. La stabilisation des dépenses de dettes dont se réjouissent Madame la Receveuse et Monsieur le Secrétaire ne suscitent guère chez nous un enthousiasme tout particulier.

En effet, le chemin parcouru par l'ancienne majorité, de 2001 à 2006, a seul permis une diminution de la charge annuelle de la dette de près de 50%.  Votre majorité n'a seulement œuvré qu'au maintien de cette situation, via notamment d'importants transferts de l'ordinaire vers l'extraordinaire, sans jamais montrer la moindre volonté de poursuivre la politique de réduction de la charge annuelle de la dette.

Or, vous venez de vivre l'une des plus longues périodes de baisse de taux d'intérêts de l'histoire de la Belgique, ce qui justifiait bien le maintien d'une politique volontariste visant encore et toujours à réduire notre endettement.

Mais, si cet exercice budgétaire ressemble en bien des points à ceux qui l'ont précèdés, cette année 2012 constitue également un tournant, une rupture, dans la mesure où, pour maintenir un équilibre précaire de 164000 euros à l'exercice propre, Oupeye est contrainte de puiser dans ses réserves.

Assurément, elles ont été constituées à cette fin, mais plus leur utilisation était retardée moins lourd sera l'effort à consentir dans l'avenir pour garantir l'équilibre budgétaire de la commune.

Car c'est bien de cela dont il s'agit !

Une fois encore, votre majorité présente un budget de transition lui permettant d'atteindre sans trop d'encombres la fin de la législature et c'est sur le dos de vos successeurs que va peser tout le poids des efforts qu'il faudra accomplir.

Car à n'en pas douter, comme ce fût le cas dans un passé antérieur, Oupeye vit au-dessus de ses moyens.

Ses dépenses croissent plus vite que ses recettes et cette situation qui est à
elle seule déjà inquiétante nécessiterait toute l'attention du Collège.

Or, très heureusement cette année, hasard du calendrier probablement,  le fond des communes fait un bond prodigieux de 228000 euros et le précompte immobilier est en progression, de manière inexpliquée de 510000 euros. Nous nous réjouissons bien évidemment de l'arrivée de ces recettes inespérées qui suffisent à elles seules à combler bien des « trous budgétaires ».

Reste que pour au moins une de ces deux recettes, sa pérénité ne peut raisonnablement être garantie dans le temps eu égard à l'état des finances wallonnes et aux prochains transferts de compétences du Fédéral  qui ne s'accompagneront pas des moyens financiers correspondants.

Reste encore une lourde hypothèque sur le budget 2012, à savoir : le résultat du compte 2011.

Mais c'est évidemment une toute autre histoire dont l'opposition ne connaît encore rien et sur laquelle le Collège, gardien avec la Receveuse des deniers communaux, se gardera bien de s'exprimer ce soir.

Mais effectivement cela est une toute autre histoire dont nous reparlerons et comme l'aurait dit notre regretté Pierre Tasset éminent spécialiste du budget s'il en est : «  il faut laisser le temps au temps ».

       Le 22 décembre 2011



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